Harai-Goshi : la technique de hanche balayée au judo (guide complet)
Le Harai-Goshi réussit grâce à un kuzushi franc vers l’avant droit, avant le pivot et le balayage.
- Main droite au col gauche, pouce vers le bas.
- Main gauche sous la manche, par-dessous.
- Déséquilibre sur la pointe des pieds de uke.
- Pied gauche devant les pieds de uke, dos tourné.
- Balayage de la jambe droite de uke, intérieur vers extérieur.
- Le balayage doit coïncider avec le déséquilibre, pas le suivre.
Comment exécuter correctement le Harai-Goshi (kuzushi, tsukuri, kake)
Saisie et déséquilibre (kuzushi) : placement des mains et direction
- Main droite : au col gauche de uke, pouce vers le bas
- Main gauche : sous la manche droite de uke, par-dessous
- Déséquilibre : uke attiré vers l’avant droit, sur la pointe des pieds
Le kuzushi conditionne toute la réussite de la projection. Sans un déséquilibre franc vers l’avant droit, tori devra soulever uke et la technique échouera. La traction doit être continue et progressive, jamais saccadée : c’est ce qui amène uke sur un appui précaire avant même le pivot.
Pivot, placement et balayage (tsukuri et kake)
Le taï sabaki consiste à pivoter en amenant le pied gauche devant les pieds de uke, dos à l’adversaire. L’avant-bras droit vient se poser sur la poitrine de uke pour verrouiller le contact. La jambe droite de tori balaie alors la jambe droite de uke dans un mouvement de balancier, de l’intérieur vers l’extérieur.
Le kake se joue sur un timing précis : le balayage doit coïncider avec le déséquilibre, pas le suivre. Tori accompagne ensuite uke au sol en gardant le contrôle du col et de la manche. Une projection bien exécutée peut conclure un combat en seize secondes c’est dire l’importance du placement et du rythme.
Enchaîner plusieurs attaques sur ce rythme, comme dans les 11 enchaînements judo et jujitsu référencés, permet de surprendre uke qui défend la première projection. Pour visualiser le geste complet, une démonstration filmée de 03:23 par Frédéric Dambach reste une référence utile : chaque phase (saisie, pivot, balayage) y est décomposée image par image.
Variantes du Harai-Goshi et techniques similaires

| Nom de la technique | Type d’action | Saisie principale | Différence clé avec Harai-Goshi |
|---|---|---|---|
| Harai-makikomi | Balayage enroulé | Col et manche | Chute enroulée sur le côté |
| Eri-harai-goshi | Balayage de hanche | Prise au col (eri) | Contrôle renforcé par le col |
| Uchi-mata | Balayage de cuisse | Col et manche | Balayage intérieur de cuisse |
| O-goshi | Soulèvement de hanche | Ceinture et col | Soulève sans balayer |
| Uki-goshi | Soulèvement flottant | Manche et épaule | Soulèvement au lieu de balayage |
Une vidéo de référence présentée par Frédéric Dambach dure 03:23 : un format condensé qui permet de revoir plusieurs fois les placements de jambes de ces techniques proches. Sur une séquence dédiée, 11 enchaînements de judo et jujitsu sont décortiqués en 09:50, de quoi travailler les transitions entre ces différentes projections.
La confusion la plus fréquente chez les débutants concerne la paire Harai-Goshi et Uki-goshi : la première balaie, la seconde soulève. Un combat peut d’ailleurs se conclure en seize secondes sur un Harai-Goshi bien exécuté, ce qui montre l’importance du timing sur ces techniques de hanche.
Qu’est-ce que le Harai-Goshi ? Terminologie et généralités
Le terme japonais harai-goshi se traduit littéralement par « hanche balayée » ou « hanche fauchée ». Il appartient à la famille des koshi-waza, les techniques de hanche, où le judoka utilise son bassin comme point de pivot pour projeter son adversaire.
Cette projection est attribuée à Jigoro Kano, fondateur du judo, qui l’aurait codifiée à partir du travail de son élève Shiro Saigo. On retrouve une référence technique majeure dans l’ouvrage de Jean-Luc Rougé publié chez CHIRON (95 p., ISBN 9782702704721).
Bien maîtrisée, elle permet de conclure un combat en seize secondes seulement. Sa mise en œuvre complète se travaille également en vidéo sur des formats courts, comme le tutoriel de Frédéric Dambach (03:23) ou la séquence de 11 enchaînements judo et jujitsu (09:50).
Points clés et erreurs courantes à éviter
La différence entre un Harai-Goshi qui projette net et une tentative qui se termine en déséquilibre se joue sur des détails précis. Une vidéo pédagogique de Frédéric Dambach dure 03:23, mais un combat peut se conclure sur cette technique en à peine seize secondes : c’est dire si le timing et le placement sont déterminants. Voici les points à surveiller.
- Déséquilibrer avant de projeter : si uke reste droit, la projection échoue systématiquement.
- Pied ni trop loin ni trop près : un écart mal ajusté casse le pivot et le balayage.
- Balayer et non soulever : le Harai-Goshi est un fauchage de hanche, pas un porté.
- Contrôler la rotation : garder le contact du buste et le bras ferme pendant tout le pivot.
- Suivre uke au sol : sans accompagnement, le contrôle au sol est perdu et la note chute.
Ces cinq points forment un enchaînement logique : un bon kuzushi conditionne le tsukuri, qui rend le kake fluide. Si l’un manque, les suivants se dégradent en chaîne.
La clé transversale reste le timing : cherchez le moment où uke avance son poids, pas celui où il recule. Un travail régulier sur des séries d’enchaînements certaines compilations en regroupent 09:50 vous aidera à automatiser ce réflexe.
Place du Harai-Goshi dans les Kata et l’enseignement
Le Harai-Goshi occupe une place centrale dans le Nage-no-kata, les formes de projection codifiées par Jigoro Kano. Il y figure parmi les koshi-waza, où l’on retrouve aussi Uki-Goshi et O-Goshi, ce qui aide le débutant à comparer soulèvement et balayage. L’affiche fédérale NaGeNo Kata FFJDA sert de référence pour mémoriser l’ordre des techniques.
On le rencontre également dans le Gonosen, le kata des contres, où il sert de réponse défensive contre plusieurs attaques de hanche. Ce travail apprend à sentir le timing et le placement avant d’enchaîner, un peu comme dans un combat conclu en seize secondes par un Harai-Goshi bien déclenché.
Dans l’enseignement, la technique est généralement introduite dès la ceinture jaune, puis affinée jusqu’à la verte. Pour ancrer les automatismes, les vidéos tutoriels restent très utilisées : la démonstration de Frédéric Dambach dure 03:23, et un module de 11 enchaînements judo et jujitsu s’étale sur 09:50. Le professeur privilégie souvent un apprentissage progressif : uchikomi, puis projection sur partenaire coopératif, avant d’aborder les contres et enchaînements.
