Étranglement judo : techniques, sécurité et applications en compétition
Les étranglements judo, ou shime-waza, sont des techniques de serrage autorisées en compétition dès 13 ans.
- Trois formes : sanguin, aérien, soumission rapide
- Famille sanguine cible les carotides, la plus utilisée
- Famille aérienne presse la trachée, plus risquée
- 14 techniques distinctes recensées par le Kodokan
- Apprentissage courant dès la ceinture marron
- Soumission possible en quelques secondes seulement
Les techniques d’étranglement au judo (shime-waza)
Au judo, on ne parle pas d’« étranglements » mais de shime-waza, littéralement « techniques de serrage ». Elles agissent de trois façons distinctes :
- Étranglement sanguin : compression des carotides, le plus courant en compétition
- Étranglement aérien : pression sur la trachée, plus douloureux et déconseillé
- Soumission rapide : une pression suffisante agit en quelques secondes
Ces techniques sont autorisées en compétition officielle à partir de 13 ans. Avant cet âge, leur apprentissage reste encadré et progressif, car la maîtrise du placement compte autant que la force appliquée.
Les deux familles d’étranglements
La première famille, dite sanguine, cible les carotides pour interrompre brièvement le flux vers le cerveau. Une pression suffisante amène la soumission en quelques secondes seulement, ce qui en fait la forme la plus utilisée en compétition.
La seconde famille, dite aérienne, appuie directement sur la trachée. Elle est plus douloureuse et nettement moins employée, car elle augmente le risque de blessure au larynx. La quasi-totalité des shime-waza efficaces appartiennent donc à la famille sanguine.
Les principales techniques et leur niveau d’apprentissage
Le Kodokan recense 14 techniques d’étranglement distinctes. La plupart s’étudient au niveau ceinture marron, quand le judoka possède déjà un bon contrôle au sol.
Parmi les plus connues figurent Nami-juji-jime, Kata-juji-jime, Gyaku-juji-jime, Hadaka-jime, Okuri-eri-jime et Sankaku-jime. Le Kata-te-jime complète cette base technique. Chacune possède sa propre dynamique de mains, de poignets et de position du corps.
Kata-Juji-Jime

Le Kata-Juji-Jime, « étranglement croisé mains opposées », est aussi appelé « demi-croix ». Tori se place à cheval sur Uke. La main gauche saisit le revers paume vers le haut, la main droite paume vers le bas.
La pression s’exerce avec le poignet de Tori sur le larynx de Uke. Cette technique s’apprend au niveau ceinture marron. Elle se situe à mi-chemin entre Nami-Juji-Jime et Gyaku-Juji-Jime, ce qui en fait une excellente transition pédagogique.
Comme tous les shime-waza, elle est autorisée en compétition officielle à partir de 13 ans. Une pression suffisante amène la soumission ou la perte de connaissance en quelques secondes : la maîtrise du placement des mains reste donc prioritaire sur la force.
Sécurité et précautions des étranglements
Un étranglement mal appliqué peut faire perdre connaissance en quelques secondes seulement. La maîtrise technique passe donc autant par le geste que par le contrôle du partenaire.
- Pression sur les carotides à privilégier : action sur le flux sanguin, technique la plus courante et indolore.
- Éviter l’appui sur la trachée : pression douloureuse, risque de lésion, technique déconseillée.
- Appliquer progressivement : jamais de coup ni de pression brutale, le partenaire doit pouvoir taper.
- Relâcher dès la soumission : au signal (main qui tape), stopper immédiatement toute pression.
En compétition officielle, les shime-waza ne sont autorisés qu’à partir de 13 ans. Avant cet âge, les jeunes judokas ne s’y confrontent pas en combat.
Le contrôle du partenaire reste le meilleur indicateur de maîtrise. Enchaîner les étranglements avec un partenaire consentant et expérimenté permet de progresser en sécurité.
Applications en compétition
Les étranglements sont autorisés en compétition officielle à partir de 13 ans. Ils s’appliquent depuis la position au sol, avec Tori à cheval sur Uke. Une pression suffisante sur les carotides peut entraîner la perte de connaissance en quelques secondes : la vigilance de l’arbitre est donc constante.
Hadaka-Jime et Okuri-Eri-Jime se révèlent très efficaces depuis le dos de Uke, une position fréquente après une projection. Sankaku-Jime, présent dans de nombreuses disciplines de combat, s’utilise en enroulant les jambes autour du cou. Ryote-Jime, quant à lui, s’applique lors de la montée au sol depuis la position debout.
Pour progresser, travaillez chaque technique lentement avec un partenaire consentant, en cherchant le placement avant la pression. La maîtrise vient de la répétition, pas de la force.
Nami-Juji-Jime
Parmi les étranglements croisés, Nami-Juji-Jime se distingue par une saisie paumes vers le bas. Les deux mains de Tori se croisent sur le revers de Uke, les pouces dirigés vers l’intérieur, formant une pression symétrique et stable.
La pression s’exerce par l’appui des deux poignets sur les carotides, relancée par les avant-bras. Tori, à cheval sur Uke, contrôle ainsi le flux sanguin de façon progressive. Cette technique s’apprend généralement au niveau ceinture marron.
Nami-Juji-Jime constitue le point de départ de la famille croisée : elle sert de base avant d’aborder Kata-Juji-Jime et Gyaku-Juji-Jime, dont les orientations de mains inversent le principe.
