Nom des prises de judo : la liste complète par familles (japonais-français)

Les prises de judo se classent en 8 catégories : 4 familles debout et 3 au sol.

  • Tachi-Waza (debout) et Ne-Waza (sol) structurent l’apprentissage.
  • Debout : Te, Koshi, Ashi et Sutemi-Waza.
  • Sutemi divisé en Ma (face) et Yoko (latéral).
  • Sol : Osaekomi, Shime et Kansetsu-Waza.
  • Koshi-Waza compte 10 techniques de hanche référencées.

Classification des prises de judo par familles (Koshi, Te, Ashi, Sutemi)

Le judo organise ses techniques selon une classification précise qui distingue le combat debout du travail au sol. Comprendre cette arborescence aide à mémoriser les noms japonais et à situer chaque prise dans sa famille. Au total, on dénombre 8 catégories : 4 familles de projection debout et 3 familles au sol, le Sutemi étant lui-même divisé en 2 sous-groupes.

On distingue d’abord le Tachi-Waza (techniques debout) et le Ne-Waza (techniques au sol). Cette frontière structure tout l’apprentissage du judoka, du premier cours jusqu’aux compétitions.

Nage-Waza : les 4 familles de projection debout

  • Te-Waza : techniques de main et de bras
  • Koshi-Waza : techniques de hanche
  • Ashi-Waza : techniques de jambe et de pied
  • Sutemi-Waza : techniques de sacrifice

Ces quatre familles regroupent les projections qui font chuter l’adversaire au sol. Le Sutemi-Waza se scinde à son tour en Ma-Sutemi-Waza (sacrifices de face) et Yoko-Sutemi-Waza (sacrifices latéraux), ce qui explique le chiffre de 8 catégories globales.

Ne-Waza : les 3 familles de contrôle au sol

  • Osaekomi-Waza : immobilisations
  • Shime-Waza : étranglements
  • Kansetsu-Waza : clés articulaires

Une fois le combat amené au sol, le judoka cherche soit à immobiliser l’adversaire, soit à le faire abandonner par un étranglement ou une clé articulaire. Ces trois familles constituent le socle du travail au sol, souvent moins connu des débutants mais tout aussi décisif.

Techniques de hanche (Koshi-Waza)

nom prises de judo

Les techniques de hanche (Koshi-Waza) regroupent les projections où le judoka place son bassin sous le centre de gravité de l’adversaire avant de le faire basculer. C’est l’une des familles les plus riches du judo, avec 10 techniques référencées. Voici les principales à connaître.

  • O-Goshi : grande projection de hanche, la plus accessible pour débuter.
  • Harai-Goshi : hanche fauchée, combinaison de pivot et de balayage.
  • Uchi-Mata : fauchage intérieur cuisse, classé Koshi, technique gracieuse et complexe.
  • Hane-Goshi : hanche percutée, mouvement de rebond du bassin.
  • Tsuri-Komi-Goshi : hanche pêchée, tirage haut suivi d’une rotation.
  • Koshi-Guruma : roue autour de la hanche, enroulement par le cou.
  • Uki-Goshi : hanche flottante, projection rapide sans charge complète.

Pour bien situer ces mouvements, retenez que O-Goshi sert souvent de base : une fois ce pivot maîtrisé, les variantes comme Harai-Goshi ou Uchi-Mata deviennent plus naturelles. L’Uchi-Mata, très populaire en compétition, demande un bon timing sur le fauchage intérieur. Les autres techniques de cette famille, comme Hane-Goshi, Tsuri-Komi-Goshi, Koshi-Guruma et Uki-Goshi, complètent l’éventail des rotations de hanche.

Techniques de jambe et pied (Ashi-Waza)

Les Ashi-Waza regroupent les projections réalisées principalement avec les jambes et les pieds. Ce sont souvent les premières techniques enseignées aux débutants, car elles demandent moins de force physique que les projections de hanche.

  • O-Soto-Gari grand fauchage extérieur, la jambe droite vient faucher le talon adverse.
  • De-Ashi-Barai balayage du pied avancé, déclenché au moment où l’adversaire pose son appui.
  • Ko-Uchi-Gari petit fauchage intérieur, subtil, qui crée des ouvertures vers d’autres prises.
  • Hiza-Guruma roue autour du genou, le pied vient bloquer le tibia adverse en pivotant.
  • O-Guruma grande roue, la jambe enveloppe la cuisse pour faire basculer l’adversaire.
  • Ko-Soto-Gake petit accrochage extérieur, le pied se plante derrière le talon.
  • Sasae-Tsuri-Komi-Ashi blocage du pied, le pied vient caler la cheville adverse.

Ces techniques de jambe exigent un bon sens du timing : c’est le déséquilibre de l’adversaire, plus que la force, qui rend la projection efficace. Un O-Soto-Gari déclenché trop tôt ou trop tard perd toute son efficacité.

Pour progresser, travaillez d’abord les déplacements (Tai-Sabaki) avant d’enchaîner sur ces fauchages. La plupart des clubs enseignent l’O-Soto-Gari et le De-Ashi-Barai en priorité : ces deux prises servent ensuite de bases à de nombreuses combinaisons debout.

Techniques de bras et main (Te-Waza)

Les projections d’épaule et de bras

Ces techniques reposent sur l’action des bras et du haut du corps. Le Ippon-Seoi-Nage est la projection emblématique de cette famille : vous chargez l’adversaire sur une épaule pour le faire basculer. Sa variante Morote-Seoi-Nage utilise les deux mains sur le même bras pour un contrôle renforcé.

  • Ippon-Seoi-Nage : épaule, bras adverse verrouillé contre le vôtre
  • Morote-Seoi-Nage : épaule, deux mains sur le bras
  • Eri-Seoi-Nage : épaule, saisie par le revers
  • Kata-Guruma : roue autour des épaules

Les renversements et fauchages de main

D’autres Te-Waza misent sur un déséquilibre avant. Le Tai-Otoshi renverse l’adversaire en le faisant pivoter autour de votre corps, sans charge directe sur la hanche. Le Kata-Guruma, roue autour des épaules, fait basculer par un mouvement de rotation.

Le Morote-Gari et le Kibisu-Gaeshi complètent cette famille par des saisies de jambes. Ces techniques conviennent bien aux débutants : elles limitent les risques de chute lourde et s’enchaînent naturellement avec les contrôles au sol.

Techniques de sacrifice (Sutemi-Waza, Ma-Sutemi, Yoko-Sutemi)

Le Sutemi-Waza regroupe les techniques où le judoka sacrifie volontairement sa position debout en se laissant tomber au sol pour projeter l’adversaire. Le principe est contre-intuitif pour un débutant : c’est en perdant l’équilibre de façon contrôlée que l’on déséquilibre l’autre. Ces techniques se divisent en deux familles distinctes : les sacrifices de face et les sacrifices latéraux. Bien exécutées, elles surprennent l’adversaire qui avance mais elles exigent une bonne maîtrise de la chute pour rester en sécurité.

Ma-Sutemi-Waza : sacrifices de face

Dans le Ma-Sutemi-Waza, le judoka chute sur le dos tout en restant face à l’adversaire, qu’il projette par-dessus lui. Ce sont des techniques spectaculaires, très efficaces contre un adversaire qui pousse vers l’avant. Cette famille compte 3 techniques principales.

  • Tomoe-Nage : projection en cercle, pied placé sur le ventre en levier
  • Sumi-Gaeshi : renversement dans l’angle, variante du Tomoe-Nage
  • Ura-Nage : projection en arrière, adversaire envoyé par-dessus l’épaule

Yoko-Sutemi-Waza : sacrifices latéraux

Le Yoko-Sutemi-Waza se distingue par une chute sur le côté : le judoka bascule latéralement pour emporter l’adversaire dans sa chute. Cette famille est la plus riche du groupe Sutemi, avec 8 techniques listées dans la classification officielle. Elle permet de projeter depuis des angles très variés.

  • Tani-Otoshi : chute dans la vallée, glissement sous l’adversaire
  • Yoko-Gake : accrochage latéral par le pied
  • Yoko-Guruma : roue latérale en enroulant le corps
  • Yoko-Otoshi : chute latérale en déséquilibre avant

Immobilisations au sol (Osaekomi-Waza)

Au sol, l’objectif change : il ne s’agit plus de projeter mais de maintenir l’adversaire dos au tapis. On dénombre au moins 6 immobilisations fondamentales, toutes construites sur le principe des quatre points d’appui. Kami-Shiho-Gatame plaque le corps par-dessus, tandis que Yoko-Shiho-Gatame verrouille le contrôle sur le côté.

Derrière l’adversaire, Ushiro-Gesa-Gatame bloque par un contrôle en travers, et Makura-Gesa-Gatame place le bras en oreiller sous la nuque. Le préfixe Kuzure signale simplement une variante du même contrôle, utile quand la position de base est compromise.

Pour un débutant, ces positions s’apprennent avant les étranglements : une immobilisation tenue quelques secondes suffit à marquer un avantage décisif en combat.

À découvrir aussi

Pour replacer ces contrôles dans la culture japonaise, le mot « judo » s'écrit avec deux kanjis, 柔 et 道, dont la signification du mot judo éclaire la « voie de la souplesse ».

Étranglements et clés articulaires (Shime-Waza & Kansetsu-Waza)

Au sol, le judo ne se limite pas aux immobilisations : les Shime-Waza (étranglements) et les Kansetsu-Waza (clés articulaires) permettent de forcer l’adversaire à abandonner. Ces techniques sont réservées aux pratiquants adolescents et adultes, et s’exécutent toujours avec contrôle et progressivité.

Shime-Waza : les étranglements principaux

Les étranglements agissent sur la carotide ou la trachée pour provoquer un abandon rapide. La sécurité prime : on relâche dès que le partenaire tape.

  • Hadaka-Jime : étranglement à mains nues, sans utiliser le kimono
  • Gyaku-Juji-Jime : étranglement en croix inversée, paumes vers le haut
  • Nami-Juji-Jime : étranglement en croix normale, paumes vers le bas
  • Kata-Juji-Jime : étranglement en croix demi, une main paume haut, l’autre bas

Kansetsu-Waza : les clés articulaires

Les clés visent le coude uniquement, articulation autorisée en compétition. Elles s’appliquent de façon lente et contrôlée pour éviter toute blessure.

  • Ude-Hishigi-Juji-Gatame : clé en croix sur le coude, bras tendu entre les jambes
  • Juji-Gatame : luxation du bras tendu en croix, force l’abandon
  • Ude-Garami : clé d’étranglement du bras, torsion vers l’extérieur
  • Waki-Gatame : clé sous l’aisselle, bras bloqué contre le corps

Ces techniques concluent souvent le combat : une clé bien placée ou un étranglement progressif amène l’adversaire à taper en quelques secondes. Le Juji-Gatame reste la clé la plus enseignée aux débutants, car elle est facile à contrôler.