1er dan judo : le guide complet des UV, techniques et épreuves du passage de grade
Le 1er dan judo se valide par plusieurs UV : kata, techniques imposées, efficacité et engagement.
- UV2 : 12 techniques tirées au sort en 5 minutes.
- 79 techniques au programme réparties en nage-waza, ne-waza et défenses.
- UV1 : Nage-no-kata, 15 techniques en 5 séries.
- UV3 : 5 combats gagnés ou 100 points cumulés.
- Voie compétition : seules les 3 premières séries du kata exigées.
- Préparation idéale : 6 mois de travail spécifique.
UV2 Techniques imposées : Nage-waza, Ne-waza et défense jujitsu
L’UV2 est l’épreuve technique reine du passage de 1er dan. Le candidat tire au sort 12 techniques à démontrer : 6 nage-waza, 4 ne-waza et 2 défense. La prestation est chronométrée et ne doit pas dépasser 5 minutes maximum. Bonne nouvelle : le jury tolère 1 erreur par famille de techniques.
Programme des 79 techniques debout et au sol
Le programme officiel comporte 79 techniques au total, réparties dans l’annexe FFJDA : 41 techniques debout (nage-waza), 23 techniques au sol (ne-waza) et 15 défenses jujitsu issues des séries A, B et C. Ces techniques sont regroupées dans 17 fiches servant au tirage au sort, pour un total de 78 mouvements à maîtriser.
- Nage-waza : 41 projections debout au programme
- Ne-waza : 23 techniques au sol au programme
- Défenses jujitsu : 15 techniques réparties en séries A, B, C
- Fiches de tirage : 17 fiches UV2, soit 78 mouvements au total
- Au sol attendu : minimum 3 immobilisations, 2 étranglements et 2 clés de bras
Déroulé de l’épreuve devant le jury
Après le tirage, le candidat dispose de 2 minutes pour étudier sa fiche devant le jury, puis présente ses techniques avec un partenaire (Uke). L’évaluation distingue Nage-waza, Ne-waza et défense. Un échauffement d’au moins 30 minutes est fortement recommandé avant de passer. La préparation spécifique à ce programme s’étale idéalement sur 6 mois.
Pour les candidats qui choisissent l’accompagnement vidéo, la formation dédiée à l’UV2 coûte 67 euros.
UV1 Kata : préparer le Nage-no-kata pour le grade

Le Nage-no-kata compte 15 techniques réparties en 5 séries de 3. En dominante compétition, seules les 3 premières séries (9 techniques) sont exigées ; en voie technique, les 5 séries complètes, ou le Kodokan Goshin Jitsu dans son intégralité (21 techniques).
Le duo Tori-Uke démarre à 6 mètres l’un de l’autre. Comptez 6 mois de préparation spécifique et 3 mois de répétition en paire pour un rendu fluide. Les pratiquants de 50 ans et plus peuvent assurer Tori uniquement.
Prévoyez 50 uchi-komi par séance et un échauffement de 30 minutes minimum avant l’examen. La réussite à l’UV1 repose sur la régularité du travail en binôme, pas sur la mémorisation de dernière minute.
UV3 Efficacité : randori et voie compétition validés
L’UV3 valide votre efficacité en combat, soit par la compétition, soit par le randori. En voie compétition, il faut gagner 5 combats consécutifs par ippon ou waza-ari, ou cumuler 100 points sur plusieurs tournois agréés ligue (Ne-waza, Jujitsu ou Shiai).
En voie technique, l’évaluateur observe votre randori : un judo actif et construit est exigé, et une posture purement défensive est pénalisée même sans chute. Les 44 points UV minimum restent le seuil global à atteindre.
La préparation spécifique de cette épreuve demande de 6 mois avant l’examen à 6 à 8 ans de pratique cumulée depuis la ceinture blanche pour viser sereinement le grade. Un échauffement d’au moins 30 minutes est recommandé le jour J, qui dure 4 à 6 heures.
UV4 Engagement personnel et implication dans le judo
L’UV4 ne se prépare pas la veille de l’examen. Elle évalue votre investissement réel dans la vie du club et votre compréhension du judo au-delà de votre propre pratique. Le jury veut vérifier une chose simple : êtes-vous un judoka qui donne autant qu’il reçoit ?
Comment valider votre engagement
La validation repose sur deux mécanismes. Le premier est la validation directe par votre professeur, qui atteste de votre implication au quotidien. Le second est une alternative concrète : l’encadrement d’une manifestation officielle sur 2 demi-journées. Cette seconde voie convient parfaitement aux candidats qui manquent d’occasions régulières de s’investir dans leur club.
Dans les deux cas, la connaissance des règles d’arbitrage est indispensable. Le jury peut vous interroger sur des situations de combat, des pénalités ou la valeur des points : un candidat incapable de citer un ippon ou de définir un shido passe difficilement cette étape.
Les formes d’implication reconnues
Voici les engagements qui comptent réellement pour valider votre UV4 :
- Aide à l’encadrement assistance régulière aux cours des plus jeunes catégories
- Participation aux stages fédéraux sessions techniques ou de perfectionnement encadrées
- Encadrement manifestation 2 demi-journées sur une compétition officielle
- Connaissance arbitrage maîtrise des règles et terminologie essentielles
- Développement du judo actions concrètes de promotion dans votre structure
Avec 30 % des échecs liés à une préparation insuffisante, ne négligez pas cette UV sous prétexte qu’elle n’exige pas de performance physique. Anticipez vos 6 mois de préparation spécifique en débutant votre implication dès que possible, sans attendre les dernières semaines.
Conditions d’accès et démarches administratives FFJDA
Avant de penser aux techniques, vérifiez que votre dossier passe la barre administrative. Chaque année, environ 15 000 candidats se présentent à l’examen du 1er dan en France, avec un taux de réussite d’environ 70 %.
- Âge minimum : 15 ans l’année de l’examen.
- Ceinture marron : grade de 1er kyu détenu depuis 1 an minimum.
- Licence FFJDA : en cours de validité, obligatoire pour s’inscrire.
- 44 points UV minimum : acquis par la voie technique ou la compétition.
- 3 licences minimum : requises si vous passez par l’option compétition.
Anticiper la préparation et le calendrier
Comptez 6 mois avant l’échéance pour démarrer une préparation spécifique. Le jour J, prévoyez une présence de 4 à 6 heures : l’examen enchaîne les épreuves et exige une condition physique stable. Un échauffement de 30 minutes minimum est recommandé avant de passer devant le jury.
Le parcours classique entre ceinture blanche et 1er dan prend en moyenne 6 à 8 ans. Les 30 % d’échecs recensés sont majoritairement liés à une préparation insuffisante, notamment sur l’UV2 et le kata.
Une démarche encadrée par la FFJDA
L’inscription passe par votre club et la ligue FFJDA : dépôt du dossier, validation des points UV par le professeur, puis convocation à la session d’examen. La voie technique concentre environ 85 % des candidats, contre une minorité en voie compétition. Vérifiez votre relevé de points auprès de votre enseignant plusieurs mois à l’avance pour éviter tout blocage administratif le jour de la clôture des inscriptions.
Voie compétition ou voie technique : quel parcours choisir
| Critère de parcours | Voie technique | Voie compétition |
|---|---|---|
| Part des candidats | 85 % des candidats | Environ 15 % des candidats |
| Kata exigé (UV1) | 5 séries complètes (15 techniques) | 3 premières séries (9 techniques) |
| Validation de l’efficacité (UV3) | Démonstrations techniques notées | 5 combats consécutifs gagnés |
| Alternative possible | 44 points UV minimum | 100 points sur plusieurs compétitions |
| Prérequis de licence | Licence FFJDA en cours | 3 années de licences minimum |
Le choix entre ces deux parcours dépend surtout de votre profil de pratiquant. La voie technique reste la plus empruntée : elle convient à ceux qui préfèrent démontrer un programme maîtrisé plutôt que d’enchaîner les tournois. La voie compétition valorise l’expérience du combat et permet d’alléger la partie kata, avec seulement 9 techniques exigées au lieu de 15.
Comment trancher rapidement
Si vous combattez déjà régulièrement en Shiai, en Ne-waza ou en Jujitsu, la voie compétition est un choix naturel : vos résultats engrangent les points nécessaires, dont le seuil minimal de 44 points UV.
À l’inverse, un judoka peu attiré par les tournois trouvera dans la voie technique un cadre rassurant, avec un programme écrit à préparer à l’avance (17 fiches UV2, 78 mouvements). Rappelons qu’environ 15 000 candidats passent ce grade chaque année en France, pour un taux de réussite de 70 % et que 30 % des échecs sont liés à une préparation insuffisante.
Quel que soit votre choix, visez une préparation étalée sur 6 mois minimum avant l’examen, en binôme régulier pour le kata et en répétant les uchi-komi au moins 50 fois par séance. Ce sont ces détails qui font la différence le jour J.
Défense et jujitsu : séries A, B et C au tirage
L’épreuve de défense complète l’UV2 : le jury attend 2 techniques, tirées parmi les 15 au programme réparties en trois séries. La série A regroupe des saisies comme Katate-dori, Eri-dori ou Yoko-sode-dori.
La série B impose des attaques telles que Mae-dori, Yoko-dori ou Hadaka-jime, tandis que la série C varie les formes d’agression. Vous connaissez d’avance les 20 attaques imposées et préparez une réponse libre pour chaque technique.
Cette prestation reste incluse dans les 5 minutes maximum de l’UV2, avec 2 minutes d’étude de la fiche devant le jury. Travaillez chaque défense jusqu’à l’automatisme : c’est souvent le passage où la crispation fait perdre des points faciles.
À découvrir aussi
La crispation guette aussi quand on confond les mots. Le jutsu n’est pas un art martial réel mais une technique ninja de l’univers Naruto, que la proximité phonétique avec le jiu-jitsu fait souvent prendre pour la même chose. Le ninjutsu en constitue la catégorie la plus vaste, mobilisant le chakra pour attaquer, se défendre, se déplacer ou soigner. Quant au dōjutsu, il désigne les techniques de pupille, héréditaires et transmises par le sang au sein de certains clans.
