Lexique judo : la traduction français-japonais complète des termes du judo

Ce lexique judo traduit les termes japonais du tatami en français, classés par thème.

  • Arbitrage : Hajime, Mate, Ippon, Waza-ari, Hansoku-make, Shido.
  • Grades Kyu : ceintures de couleur, du blanc au marron.
  • Grades Dan : ceintures noires, du 1er au 10e grade.
  • Nage-waza : techniques de projection traduites en tableau.

Termes d’arbitrage et de combat

Sur le tatami, l’arbitre ne parle presque qu’en japonais. Ces mots courts rythment chaque combat et permettent aux judokas de comprendre instantanément ce qui se passe, même sans connaître la langue.

  • Hajime : début du combat, l’arbitre invite les deux judokas à s’engager.
  • Mate : arrêt temporaire, les combattants retournent au centre.
  • Soremade : fin du combat, le résultat est annoncé.
  • Ippon : victoire totale, affichée 10 au tableau d’affichage.
  • Waza-ari : demi-point, affiché 1 au tableau ; 2 Waza-ari valent un Ippon.
  • Hansoku-make : disqualification pour faute grave, le judoka est éliminé du combat.
  • Shido : pénalité mineure, comptabilisée comme la 3ème faute du combattant.

Retenez surtout que Waza-ari-awazate-ippon désigne précisément la combinaison de 2 Waza-ari donnant l’équivalent d’un Ippon. C’est le seul cas où deux scores partiels déclenchent la victoire totale.

Grades et ceintures

lexique judo

Ceintures de couleur et grades Kyu

  • Kyu : grades des ceintures de couleur, du blanc au marron
  • Mudansha : judoka non ceinture noire, en phase d’apprentissage
  • Progression : par grades successifs, validés un à un
  • Validation technique : en club, par le professeur, selon le programme fédéral

À découvrir aussi

Les grades se préparent souvent en groupe : le dojo n’est pas qu’une salle, c’est un lieu de rassemblement où débutants, ceintures noires et bénévoles se croisent. On y progresse grâce à l’entraide entre membres, la correction mutuelle des postures et l’accompagnement des plus jeunes gradés.

Le passage de grade repose sur la maîtrise des techniques, la régularité et le comportement sur le tatami. Pour y voir plus clair, un document de 30 pages intitulé Vocabulaire et règles du judo permet de réviser efficacement, tandis qu’un support de 14 pages sur les Techniques de Judo Tachi Waza aide à préparer les projections attendues.

Les jeunes judokas et leurs parents trouveront aussi un complément utile dans un lexique de 3 pages consacré au Jujitsu de base, souvent associé à la pratique. Une vidéo de formation gratuite de 51 minutes peut également accompagner la préparation, sachant que la lecture de cet article prend environ 3 min.

Ceintures noires et grades Dan

  • Dan : ceintures noires, du 1er au 10e grade
  • Shodan : ceinture noire 1er dan, premier grade supérieur
  • Yudansha : judoka ceinture noire, titulaire d’un Dan
  • Grades supérieurs : accessibles après des décennies de pratique

La ceinture noire marque un nouveau départ, pas une fin en soi. Les grades les plus élevés se construisent sur la durée, avec un investissement technique et pédagogique de long terme.

Techniques de projection (Nage-waza)

Terme japonais Traduction française Principe technique
Seoi-nage Projection par l’épaule Charger l’adversaire sur le dos
Tai-otoshi Basculement du corps Blocage du tibia et pivot
O-soto-gari Grand fauchage extérieur Fauchage de la jambe arrière
O-uchi-gari Grand fauchage intérieur Fauchage de la jambe intérieure
Uchi-mata Fauchage intérieur cuisse Balayage entre les jambes
Harai-goshi Balayage de hanche Pivot de hanche et balayage

Ces six projections fondamentales forment le socle du judo debout. On les retrouve dans un document de 14 pages consacré aux Techniques de Judo Tachi Waza, souvent distribué en club pour approfondir chaque mouvement.

Pour un débutant, la clé est de répéter le geste sans forcer : la projection vient du déséquilibre, pas de la puissance. Un partenaire détendu apprend plus vite qu’un partenaire crispé.

Beaucoup de ces techniques s’enchaînent : une attaque en O-uchi-gari peut ouvrir la voie vers un Tai-otoshi. Cette logique de combinaison prépare aussi les immobilisations et étranglements abordés plus loin dans ce lexique.

Immobilisations (Osaekomi-waza)

Terme japonais Traduction française Zone de contrôle 4 points
Kesa-gatame Immobilisation en écharpe Épaule et tête côté opposé
Kami-shiho-gatame Contrôle 4 points par le haut Épaules plaquées au sol
Tate-shiho-gatame Contrôle en montant Poids du corps à cheval
Yoko-shiho-gatame Contrôle latéral 4 points Flanc, épaule et hanche
Uki-gatame Immobilisation flottante Contrôle du buste en suspension
Kuzure-kesa-gatame Variation de l’écharpe Bras adverse verrouillé au sol

Pour valider un Osaekomi-waza, le judoka doit maintenir son adversaire au sol et contrôler ses 4 points d’appui : les deux épaules et les deux hanches. Le Kami-shiho-gatame et le Yoko-shiho-gatame sont les deux immobilisations les plus enseignées en club, car elles exploitent directement ce principe de contrôle total.

Le comptage de l’arbitre démarre dès que le contrôle est stable et annoncé par Osaekomi. Une immobilisation tenue 25 secondes rapporte un Ippon (score 10 au tableau), tandis qu’un maintien de 10 à 19 secondes vaut un Waza-ari (score 1). Deux Waza-ari combinés donnent un Waza-ari-awazate-ippon, équivalent à la victoire.

Pour aller plus loin, un document de 14 pages intitulé Techniques de Judo Tachi Waza complète utilement le travail au sol, tandis qu’un lexique de 3 pages dédié au jujitsu aide à retrouver ces mêmes termes dans un contexte proche.

Étranglements (Shime-waza)

Au judo, les étranglements Shime-waza se pratiquent uniquement au sol et s’appliquent avec le col du kimono ou les bras. Ils ciblent la carotide ou la trachée, sans jamais comprimer directement la gorge avec les doigts. Le principe reste toujours le même : amener l’adversaire à abandonner en annonçant « Maïtta », ou le faire immobiliser par l’arbitre. Aucun étranglement n’est autorisé chez les plus jeunes catégories, et leur apprentissage commence généralement autour de la ceinture orange.

Ces techniques s’enchaînent naturellement après une immobilisation partielle ou une transition depuis la position debout. Un contrôle du col bien placé suffit souvent à provoquer l’abandon en quelques secondes.

Les étranglements fondamentaux

  • Hadaka-jime : étranglement à mains nues, sans utiliser le kimono.
  • Kata-ha-jime : un bras de l’adversaire immobilisé, l’autre passe autour du cou.
  • Okuri-eri-jime : étranglement par glissement du col, souvent en mouvement.
  • Gyaku-juji-jime : étranglement croisé inversé, paumes vers le haut.
  • Nami-juji-jime : étranglement croisé classique, paumes vers le bas.
  • Kata-te-jime : étranglement réalisé avec une seule main sur le col.

Points de vigilance

Chez les débutants, la difficulté vient surtout du placement des mains sur le col : trop haut, l’étranglement glisse ; trop bas, il devient inefficace. Le partenaire doit toujours pouvoir taper deux fois pour signaler l’abandon une règle de sécurité non négociable en dojo.

La vidéo de formation gratuite consacrée à ces techniques dure 51 minutes, un format idéal pour revoir chaque prise au ralenti avant de la tester sur le tatami. Le document Lexique de Jujitsu de Base de 3 pages complète utilement ce répertoire, car de nombreux étranglements se retrouvent à l’identique dans les deux disciplines.

Clés articulaires (Kansetsu-waza)

Les clés articulaires (Kansetsu-waza) ciblent uniquement le coude en judo : aucune torsion du genou ou de l’épaule n’est autorisée en compétition. Elles se travaillent le plus souvent au sol, après une immobilisation.

La plus connue est Juji-gatame, la clé de bras en croix, souvent enchaînée depuis Kesa-gatame. Viennent ensuite Ude-garami (clé en torsion) et Hiza-gatame, la clé de coude avec pression du genou. Ces techniques sont réservées aux judoka minimes et plus âgés.

D’autres variantes existent : Ude-hishigi-waki-gatame par l’aisselle, Ude-hishigi-hara-gatame par pression du ventre et Ude-hishigi-te-gatame par pression des mains. En compétition, l’arbitre annonce Ippon dès que le combattant abandonne (ou Mate si la clé est mal engagée).