Prise de soumission au MMA : les 7 techniques qui dominent l’UFC et le BJJ

Une prise de soumission est une technique qui force l’adversaire à abandonner par étranglement ou clé articulaire.

  • Les étranglements représentent 1 victoire par soumission sur 2.
  • Le RNC domine avec 1 soumission sur 3.
  • Cinq techniques totalisent 80 % des soumissions.
  • Étranglement sanguin (carotides) ou respiratoire (trachée).
  • Guillotine et triangle complètent le trio dominant.

Les étranglements : la famille qui domine les victoires par soumission

Dans une victoire par soumission, 1 fois sur 2 c’est un étranglement qui fait la différence. Cette famille de techniques coupe le sang ou l’air, et se décline en plusieurs variantes selon la position et le contrôle du cou.

  • RNC le roi des soumissions, utilisé 1 fois sur 3 en cas de victoire par étranglement.
  • Guillotine la plus instinctive, efficace en contre d’un takedown raté.
  • Triangle étranglement avec les jambes, exécuté depuis la garde.
  • D’Arce et Anaconda étranglements de transition, peu connus du grand public.
  • Deux types étranglement sanguin (artères) ou respiratoire (trachée).

Le sanguin comprime les carotides et provoque une perte de connaissance rapide. Le respiratoire bloque la trachée et agit plus lentement, avec un effet plus douloureux.

Pourquoi ces techniques dominent

Les cinq techniques les plus courantes en MMA dont le RNC, la guillotine et le triangle représentent à elles seules 80% des victoires par soumission. Sur 5 combats, 4 se terminent par l’une de ces cinq clés.

Le RNC s’exécute depuis la prise de dos, position la plus dominante du grappling. La guillotine profite d’un cou exposé lors d’un takedown mal maîtrisé. Le triangle, lui, emprisonne tête et bras entre les jambes pour comprimer les carotides.

D’Arce et Anaconda restent méconnus du public, mais ils servent de transition quand l’adversaire se défend au sol. Une mise en garde : un étranglement non relâché après l’arrêt arbitral peut entraîner une disqualification en 5 secondes en compétition de catch.

Le Rear Naked Choke, la soumission la plus utilisée

prise de soumission

Le Rear Naked Choke (RNC) est la prise de soumission la plus fréquente au MMA. Ce n’est pas un hasard : appliqué depuis la prise de dos, il prive l’adversaire de toute défense efficace en quelques secondes. En compétition, il représente environ 1 victoire par soumission sur 3, ce qui en fait l’arme numéro un du répertoire de soumission.

Comment exécuter le RNC depuis la prise de dos

La clé du RNC tient d’abord à la position : les deux crochets (jambes) placés à l’intérieur des cuisses adverses, le dos collé à son dos. Une fois les deux crochets verrouillés, l’adversaire ne peut plus s’échapper par rotation.

Place ensuite ton bras dominant sous son menton, paume vers le haut, et verrouille tes mains. Le bras libre vient se glisser derrière sa tête pour former le cadre qui empêche toute fuite. Ferme la prise en serrant les coudes vers toi. La pression s’exerce sur les deux artères carotides : la perte de connaissance survient en quelques secondes, sans douleur articulaire.

  • 1 soumission sur 3 au MMA est un rear naked choke
  • Surnommé « the money choke » par les combattants
  • Exemple marquant : Khabib vs McGregor, UFC 229

Records et exemples marquants en compétition

Le RNC a offert certaines des victoires les plus marquantes de l’histoire moderne. Face à un adversaire dos au sol, la moindre ouverture suffit : le bras glisse sous le menton et la prise se ferme avant que la défense ne se mette en place.

Charles Oliveira l’a utilisé à plusieurs reprises dans sa série record à l’UFC. Preuve de sa polyvalence, il s’inscrit naturellement dans la zone des cinq techniques les plus courantes en MMA, qui couvrent à elles seules 80% des victoires par soumission. Sur 5 combats s’achevant par soumission, 4 le sont par l’une de ces cinq techniques principales.

L’Armbar, la clé de bras la plus efficace

L’armbar est la 2e soumission la plus utilisée à l’UFC. Cette clé articulaire repose sur un principe d’extension : le coude ne se plie que dans un seul sens, et l’armbar exploite cette limite jusqu’à la rupture des ligaments ou la fracture.

Les positions d’application : garde, mount, dos

L’armbar s’exécute depuis de nombreuses positions. En compétition, elle survient le plus souvent après une transition, quand l’adversaire commet une erreur de placement.

  • Depuis la garde fermée vous isolez un bras et basculez le bassin
  • Depuis le mount l’adversaire tend un bras pour vous repousser
  • Depuis la prise de dos en glissant le bras sous l’aisselle adverse
  • Juji gatame au judo même mécanisme d’extension du coude

Le point commun de toutes ces positions : votre corps doit rester perpendiculaire au bras attaqué. Si vous perdez cet angle, l’adversaire peut empiler votre poids et s’échapper.

Ronda Rousey, maîtresse absolue de l’armbar

Ronda Rousey incarne la maîtrise absolue de cette technique. Sa victoire contre Liz Carmouche à l’UFC 157 reste l’exemple parfait : armbar appliquée depuis la garde, angle maintenu, fin immédiate. Ancienne judoka, elle a transposé le juji gatame du judo vers le MMA sans en perdre l’efficacité.

Pour un débutant, la clé est de contrôler le coude contre vos côtes avant de basculer. Sans ce contrôle, l’adversaire retire son bras et vous perdez la position dominante. Une fois le bras piégé, l’extension doit être progressive et contrôlée en entraînement.

Reconnaître le moment où l’adversaire tend le bras pour vous repousser ou se relever est le vrai déclencheur de l’armbar. C’est cette lecture de situation, plus que la technique elle-même, qui distingue les pratiquants efficaces.

Le Kimura, la clé d’épaule polyvalente

La Kimura est une clé d’épaule par rotation, nommée d’après le judoka japonais Masahiko Kimura, qui brisa le bras d’Hélio Gracie lors du combat légendaire de 1951. Elle peut provoquer déchirures ligamentaires ou fractures de l’épaule.

Sa force vient de sa polyvalence : applicable depuis le side control, la half guard ou même la garde fermée, elle sert aussi bien à soumettre qu’à renverser un adversaire récalcitrant. Kazushi Sakuraba l’utilisa contre Renzo Gracie à PRIDE 10.

Pour un débutant, la Kimura reste accessible : saisir le poignet adverse, passer le bras sous son coude, puis verrouiller en tenant son propre poignet. La pression doit être progressive, jamais sèche, sous peine de blessure immédiate.

La Guillotine, l’étranglement le plus instinctif

La guillotine est l’étranglement qui vient naturellement quand l’adversaire baisse la tête. Elle fait partie des cinq techniques les plus courantes en MMA et du top 3 des soumissions les plus utilisées à l’UFC. Avec le rear naked choke, elle représente environ 1 victoire par soumission sur 2.

Elle s’applique en contre d’un takedown raté : dès que la tête de l’adversaire passe sous votre bras, verrouillez son cou et remontez le bassin pour serrer. Variantes populaires : la Marcelotine de Marcelo Garcia et la guillotine debout ou au sol.

Un étranglement non relâché après l’ordre de l’arbitre entraîne la disqualification en 5 secondes dans certaines règles de catch. Maîtrisez donc le relâchement immédiat après le tap.

Le Triangle Choke, l’étranglement avec les jambes

Le Triangle Choke est l’une des quatre soumissions les plus utilisées à l’UFC. Exécuté depuis la garde, il emprisonne la tête et un bras de l’adversaire entre vos jambes. La pression sur les artères carotides provoque une perte de connaissance rapide.

La technique repose sur un principe simple : fermer un triangle avec ses cuisses et ses mollets pour couper la circulation sanguine. Un ajustement précis de l’angle du corps suffit à rendre la prise quasi impossible à défendre. Un exemple marquant reste Anderson Silva contre Chael Sonnen, où le Brésilien arrache la victoire dans les dernières secondes.

Pour les débutants, la clé est de verrouiller la cheville derrière le genou opposé, puis de tirer la tête vers soi. Le Triangle Choke fait partie du top 4 des soumissions les plus courantes avec le RNC, l’armbar et la guillotine, qui représentent à eux quatre 80 % des victoires par soumission en MMA.

FAQ : questions fréquentes sur la prise de soumission

Quelle prise de soumission est la plus efficace au MMA ?

Le Rear Naked Choke est la soumission la plus efficace au MMA, devant la guillotine et l’armbar. Il cumule le plus de victoires en UFC grâce à sa difficulté à défendre une fois le dos pris.

Combien de temps pour soumettre un adversaire au sol ?

La majorité des soumissions au MMA surviennent en moins de deux minutes au sol. Un étranglement bien verrouillé fait abandonner en 5 à 10 secondes, tandis qu’une clé articulaire agit quasi instantanément.

Quelles prises de soumission sont interdites en compétition ?

En MMA amateur et chez les jeunes, les clés de cou et torsions cervicales sont interdites. En BJJ, les heel hooks et clés de genou sont bannies selon les ceintures et fédérations.