Championnat du monde judo : résultats, palmarès et champions

Le championnat du monde judo distingue 12 catégories de poids, avec des champions français récents.

  • 7 catégories masculines, dont les -60 kg introduits en 1979.
  • 5 catégories féminines, toutes créées en 1980.
  • Joan-Benjamin Gaba, or chez les -73 kg.
  • Margaux Pinot, or chez les -70 kg.
  • Clarisse Agbegnenou, bronze chez les -63 kg.
  • Shirine Boukli et Madeleine Malonga, médaillées.

Résultats et podiums par catégorie de poids

Catégorie de poids Année d’introduction Derniers médaillés France
Hommes -60 kg (super-légers) 1979 Pas de podium récent
Hommes -66 kg (mi-légers) 1999 Pas de podium récent
Hommes -73 kg (légers) 1999 Joan-Benjamin Gaba, or
Hommes -81 kg (mi-moyens) 1999 Pas de podium récent
Hommes -90 kg (moyens) 1999 Pas de podium récent
Hommes -100 kg (mi-lourds) 1999 Pas de podium récent
Hommes +100 kg (lourds) 1999 Pas de podium récent
Femmes -48 kg 1980 Shirine Boukli, médaillée
Femmes -63 kg 1980 Clarisse Agbegnenou, bronze
Femmes -70 kg 1980 Margaux Pinot, or
Femmes -78 kg 1980 Madeleine Malonga, bronze
Femmes +78 kg 1980 Léa Fontaine, 7e place

Le judo mondial s’organise autour de catégories de poids bien distinctes, chacune avec sa propre histoire. Chez les hommes, les super-légers (-60 kg) existent depuis 1979, tandis que les mi-légers (-66 kg), légers (-73 kg), mi-moyens (-81 kg), moyens (-90 kg), mi-lourds (-100 kg) et lourds (+100 kg) ont tous été introduits en 1999.

Cette structure a évolué progressivement : dès 1965, trois nouvelles catégories apparaissent (moins de 68 kg, 80 kg et plus de 80 kg), dont le -68 kg. Les toutes catégories, qui opposaient les judokas sans limite de poids, ont quant à elles disparu des Mondiaux en 2009, année où 14 épreuves figuraient au programme. Elles disposent depuis 2008 d’un championnat distinct organisé à Levallois-Perret.

Chez les femmes, les catégories comme les -48 kg, -63 kg, -70 kg, -78 kg et +78 kg structurent la compétition. La France y brille régulièrement, à l’image de Clarisse Agbegnenou en -63 kg ou de Margaux Pinot sacrée en -70 kg. Depuis 2010, deux représentants par catégorie et par pays sont autorisés, ce qui augmente les chances de podium pour les grandes nations.

Actualité de l’édition en cours

championnat du monde judo

Budapest 2025 : les résultats marquants

  • Gaba sacré -73 kg : Joan-Benjamin Gaba décroche l’or mondial chez les moins de 73 kg.
  • Cysique en bronze : Sarah-Léonie Cysique monte sur la troisième marche du podium.
  • Ukraine boycotte Mondiaux : le pays renonce en raison de la présence de judokas biélorusses.

Ces Mondiaux de Budapest confirment la densité du judo français chez les garçons comme chez les filles. Le titre de Gaba chez les -73 kg récompense un travail de fond entamé depuis plusieurs saisons sur les compétitions internationales.

Le bronze de Cysique, elle, illustre la régularité d’une génération déjà habituée aux podiums mondiaux. À l’inverse, le retrait de l’Ukraine rappelle que la géopolitique peut peser directement sur la composition d’un tableau, et donc sur les parcours de certains adversaires.

Bakou 2026 : ce qui est déjà annoncé

L’édition suivante se tiendra à Bakou, avec deux épreuves seniors inscrites au programme. La Fédération française de judo a déjà communiqué une liste d’athlètes sélectionnés, dans laquelle figurent Teddy Riner et Clarisse Agbégnénou.

Leur présence annoncée donne un relief particulier à ces Mondiaux : Riner et Agbégnénou restent les références tricolores du circuit, et leur sélection oriente naturellement les attentes autour de la délégation française. Les championnats se dérouleront à Bakou, sur le continent asiatique, ce qui confirme la rotation géographique amorcée de longue date par la fédération internationale.

Histoire, records et palmarès historique

Athlète Pays Titres mondiaux Catégorie de prédilection
Ryoko Tani Japon 7 -48 kg
Ingrid Berghmans Belgique 6 -72 kg et toutes catégories
Tong Wen Chine 6 +78 kg et toutes catégories
Clarisse Agbegnenou France 6 -63 kg
Fenglian Gao Chine 4 +72 kg et toutes catégories
Karen Briggs Royaume-Uni 4 -48 kg

Les tout premiers Championnats du monde se tiennent à Tokyo, sans catégories de poids : le Japonais Shokichi Natsui y devient le premier champion du monde de l’histoire. Le judo n’entre au programme olympique qu’en 1964, ce qui accélère la structuration de la compétition mondiale. Dès les Mondiaux de Rio, trois nouvelles catégories apparaissent, dont les moins de 68 kg, les moins de 80 kg et les plus de 80 kg.

Le format n’a cessé d’évoluer. Les super-légers sont réservés aux moins de 60 kg depuis 1979, puis viennent, à partir de 1999, les mi-légers (-66 kg), les légers (-73 kg), les mi-moyens (-81 kg), les moyens (-90 kg), les mi-lourds (-100 kg) et les lourds (+100 kg). Le judogi bicolore s’impose en 1998 et, à partir de 2010, deux représentants par pays et par catégorie peuvent être engagés.

La compétition se réinvente aussi dans son calendrier. Longtemps biennale, elle devient annuelle depuis 2009, année qui correspond aussi au 150e anniversaire de la naissance de Jigoro Kano. Les toutes catégories disparaissent du programme en 2009, avec quatorze épreuves au total, et se voient consacrer une édition distincte à Levallois-Perret dès l’année suivante. Autre tournant majeur : l’épreuve par équipe devient mixte depuis 2017, après une première Coupe du monde par équipes à Paris et un tournoi féminin par équipes lancé à Osaka.

Ces Mondiaux ont aussi conquis de nouveaux territoires : organisés sur les continents asiatique, africain et sud-américain depuis 2001, ils ont posé leurs tatamis à Paris, à Rotterdam, à Tokyo ou encore à Rio. C’est dans ce contexte que Clarisse Agbegnenou a égalé, avec un 6e titre, le record de sa catégorie. Le Japon, de son côté, domine largement l’épreuve par équipes mixtes, avec une 7e victoire et une finale remportée 4-1 face à la France.

Direct et suivi live des combats

Suivre les Championnats du monde de judo en direct, c’est vivre chaque ippon comme si l’on était au bord du tatami. Lors des dernières éditions, la finale par équipes mixtes a offert un scénario haletant : le Japon s’est imposé 4 victoires à 1 face à la France, décrochant ainsi son 7e titre consécutif dans cette épreuve. Un duel au sommet qui résume la densité du judo mondial.

Pour ne rien manquer, les fédérations et diffuseurs proposent généralement un suivi live combinant tableau des combats en temps réel, statistiques et commentaires. Les réseaux sociaux de la Fédération française de judo relayent également les temps forts, notamment les ippons décisifs et les réactions des athlètes après leurs combats.

  • Japon 4-1 France : le Japon remporte sa 7e finale mondiale par équipes mixtes.
  • Margaux Pinot : titrée en -70 kg, un premier sacre mondial pour elle.
  • Madeleine Malonga : médaille de bronze chez les -78 kg.
  • Clarisse Agbégnénou : également en bronze, sa première médaille de cette couleur.
  • Léa Fontaine : 7e place chez les +78 kg, un parcours prometteur.

Ces résultats illustrent la profondeur de l’équipe de France, capable de rivaliser avec les meilleures nations sur chaque catégorie. Le direct reste le meilleur moyen de saisir l’intensité de ces instants, où chaque waza-ari peut faire basculer un combat.

Athlètes sélectionnés équipe de France

La Fédération française de judo dévoile ses listes à chaque grand rendez-vous. Aux Mondiaux d’Abou Dhabi, 18 Français étaient engagés, un contingent dense qui illustre la profondeur du vivier tricolore. Dans cette délégation, 9 judokas ont validé leur qualification pour les Jeux de Paris, deux mois seulement avant l’échéance olympique.

Pour l’édition de Bakou, la sélection s’appuie sur les cadres confirmés. Teddy Riner et Clarisse Agbégnénou figurent parmi les athlètes retenus, garants de l’ambition française sur la scène mondiale. Leur présence rassure autant qu’elle tire le niveau du groupe vers le haut.

Suivre la sélection française permet ainsi de repérer les futurs médaillés. Chaque nomination traduit une forme du moment et une stratégie fédérale assumée, entre valeurs sûres et nouvelles têtes.

Champions du monde (palmarès athlètes)

Records de titres mondiaux

Le palmarès individuel des Championnats du monde de judo est dominé par une poignée d’athlètes d’exception. La Japonaise Ryoko Tani détient le record absolu avec 7 titres mondiaux remportés en moins de 48 kg, une longévité au sommet qui force le respect.

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Le palmarès mondial ne se limite pas aux tatamis : d’autres disciplines de préhension passionnent. La lutte libre brésilienne, née à Rio de Janeiro, privilégie le combat au sol et les soumissions, sans frappes, et se pratique sans condition de morphologie.

Derrière elle, plusieurs judokas partagent la deuxième marche avec 6 sacres : la Belge Ingrid Berghmans, la Chinoise Tong Wen et la Française Clarisse Agbegnenou. Cette dernière a égalé ce total dans la seule catégorie des -63 kg, une performance rare de constance.

Championnes et champions français titrés

  • Clarisse Agbegnenou 6 titres mondiaux, tous conquis en -63 kg
  • Margaux Pinot premier titre mondial décroché en -70 kg
  • Marie-Ève Gahié sacrée championne du monde en 2019

Ces titres illustrent la densité de l’école française, capable de produire des championnes dans plusieurs catégories de poids. Le record de six titres atteint par Agbegnenou reste un repère majeur pour les jeunes judokas.