Kata judo ceinture noire : le guide complet pour réussir l’examen 1er dan
Le kata de l’examen ceinture noire est le Nage-no-kata, limité aux 3 premières séries.
- 15 projections codifiées réparties en 5 séries de 3.
- 3 premières séries exigées pour le 1er dan, soit 9 projections.
- Te-waza, Koshi-waza, Ashi-waza : les séries évaluées.
- Distance initiale de 6 mètres entre les deux partenaires.
- 3 mois minimum de préparation, 2 séances par semaine.
- 30 % des échecs liés à une préparation insuffisante.
Nage-no-kata : le kata obligatoire de l’examen ceinture noire
Structure et séries du Nage-no-kata
- 5 séries de 3 : 15 projections codifiées à exécuter avec un partenaire
- Te-waza, Koshi-waza, Ashi-waza : trois premières séries techniques de main, de hanche, de jambe
- Ma-sutemi, Yoko-sutemi : deux dernières séries sacrifices en face et sur le côté
- 6 mètres : distance initiale entre les deux partenaires
- 3 premières séries exigées : le programme du 1er dan s’arrête là
Concrètement, le Nage-no-kata se compose de 15 techniques réparties en 5 séries de 3. Chaque série illustre une famille de projection : Te-waza (main), Koshi-waza (hanche), Ashi-waza (jambe), Ma-sutemi-waza (sacrifice arrière) et Yoko-sutemi-waza (sacrifice latéral).
Pour l’examen ceinture noire, seules les 3 premières séries sont demandées, soit 9 projections. L’exécution intégrale des 5 séries est réservée au passage du 2e dan, qui exige au minimum 2 ans après le 1er dan.
Ce qui est réellement attendu le jour J
Le jury évalue la précision des déplacements, le contrôle du déséquilibre et la projection finale du partenaire. La distance initiale de 6 mètres, la posture et les saluts font partie de la notation.
La préparation du kata demande un vrai travail en paire : comptez 3 mois minimum de répétition régulière pour un résultat solide, à raison de 2 fois par semaine minimum. Un échauffement de 30 minutes minimum est recommandé avant chaque séance.
Rappel utile : 15 000 candidats passent l’examen 1er dan chaque année, avec un taux de réussite de 70 %. Environ 30 % des échecs sont liés à une préparation insuffisante le kata est souvent le point qui fait la différence.
Les épreuves du passage ceinture noire (UV1 à UV4)

| Unité de valeur | Contenu évalué | Exigence chiffrée | Format de l’épreuve |
|---|---|---|---|
| UV1 | Kata de référence | Nage-no-kata, 3 premières séries | Démonstration en binôme |
| UV2 | Technique debout (Nage-waza) | 3 familles différentes minimum | Semi-libre avec partenaire |
| UV3 | Technique au sol (Ne-waza) | 3 immobilisations, 2 étranglements, 2 clés | Enchaînements sur partenaire |
| UV4 | Randori | Posture active exigée | Combats souples encadrés |
L’examen s’articule autour de quatre unités de valeur à valider le même jour. Pour être déclaré reçu, tu dois cumuler un minimum de 44 points UV : chaque unité rapporte des points, et un bloc manqué peut te coûter le diplôme même si les autres épreuves se passent bien.
L’ensemble se déroule sur une journée dense, avec un temps total compris entre 4 et 6 heures selon le nombre de candidats convoqués. Prépare ton endurance comme ta technique : arriver fatigué au randori après trois épreuves est un classique.
La bonne nouvelle : sur les 15 000 candidats par an, environ 70 % réussissent. La majorité des 30 % d’échecs ne sont pas dus au niveau technique, mais à une préparation insuffisante un kata mal répété ou une UV3 bâclée. Un point de vigilance : les 85 % de candidats qui passent par la voie technique doivent maîtriser les quatre blocs, sans compensation possible entre eux.
Conditions et préparation du passage ceinture noire
Conditions d’accès à l’examen
- 15 ans minimum l’année de l’examen
- Ceinture marron depuis 1 an minimum
- Licence FFJDA valide obligatoire
- 44 points UV minimum requis pour l’inscription
- Voie technique ou compétition au choix du candidat
Chaque année, environ 15 000 candidats se présentent à l’examen du 1er dan en France, avec un taux de réussite global de 70 %. Parmi les échecs, 30 % sont directement liés à une préparation insuffisante, souvent par manque d’anticipation sur le travail du kata. La majorité des candidats environ 85 % choisit la voie technique, plus accessible pour ceux qui ne compétitionnent pas régulièrement.
Plan de préparation sur 6 mois
La réussite repose sur une préparation spécifique d’au moins 6 mois, à raison de 2 séances de kata par semaine minimum. Comptez 50 uchi-komi par séance pour ancrer les déplacements, en partant de la position initiale à 6 mètres de votre partenaire.
La répétition en paire est déterminante : prévoyez au moins 3 mois de travail régulier avec le même partenaire pour synchroniser les déplacements et obtenir des résultats solides le jour J. Le jour de l’examen, qui dure 4 à 6 heures, un échauffement de 30 minutes minimum est recommandé avant de présenter votre kata devant le jury.
Les autres kata du judo (Katame, Kime, Ju, Goshin)
Panorama des kata du programme fédéral
Le Nage-no-kata n’est pas le seul kata du judo. Une fois votre ceinture noire obtenue, d’autres formes vous attendent pour progresser vers les grades supérieurs. Voici les principaux :
- Katame-no-kata : 3 séries de 5 techniques consacrées au travail au sol
- Kime-no-kata : deux parties, l’une assise, l’autre debout, axée sur la défense
- Ju-no-kata : 3 séries de 5 techniques, kata préféré de Jigoro Kano
- Goshin-jitsu : 12 techniques de self-défense créées par le Kodokan
- Gonosen-no-kata : 12 contres inscrits au programme des grades en France
Quel kata pour quel grade et quelle voie
Chaque kata correspond à un moment précis de votre parcours. Le Goshin-jitsu peut servir d’alternative au Nage-no-kata pour le 1er dan, avec sa première série de 12 techniques. Le Kime-no-kata et le Ju-no-kata s’étudient ensuite, souvent à l’approche du 2e dan, tandis que le Katame-no-kata et le Gonosen-no-kata complètent la préparation des passages supérieurs.
Le choix dépend aussi de votre voie : un judoka orienté technique privilégiera les katas classiques du Kodokan, tandis qu’un pratiquant attiré par la défense trouvera dans le Kime-no-kata et le Goshin-jitsu un terrain idéal. Dans tous les cas, ces katas s’apprennent en paire, avec une répétition régulière sur plusieurs mois pour ancrer les enchaînements. Prévoyez, comme pour le Nage-no-kata, un échauffement de 30 minutes minimum avant chaque séance dédiée.
Renseignez-vous auprès de votre club : tous ne proposent pas l’ensemble de ces katas, et certains enseignants se spécialisent sur un ou deux d’entre eux.
Programme ceinture noire 1er, 2e et 3e dan
La progression kata suit une logique cumulative : chaque grade ajoute des séries, sans jamais abandonner les précédentes. Le tableau ci-dessous récapitule les exigences et les délais officiels.
| Grade | Contenu kata exigé | Délai minimum après grade précédent | Durée cumulée depuis ceinture blanche |
|---|---|---|---|
| 1er dan | 3 premières séries du Nage-no-kata | 1 an de ceinture marron | 6 à 8 ans |
| 2e dan | Nage-no-kata intégral (15 techniques) | 2 ans minimum | 8 à 10 ans |
| 3e dan | Katame-no-kata (3 séries de 5) | 3 ans minimum | 11 à 13 ans |
Notes de production pour le rédacteur
Le 1er dan se joue donc sur 3 séries seulement : un candidat qui maîtrise Te-waza, Koshi-waza et Ashi-waza possède déjà l’essentiel de l’UV1. La répétition en paire sur 3 mois minimum reste la clé pour présenter un kata fluide et synchronisé, plutôt que d’attendre le 2e dan pour tout reprendre.
Au 2e dan, les deux séries de sutemi (Ma-sutemi et Yoko-sutemi) complètent le Nage-no-kata : c’est le moment où le candidat doit gérer 15 techniques d’affilée, distance initiale de 6 mètres comprise. Au 3e dan, l’entrée dans le Katame-no-kata marque le vrai virage vers le travail au sol codifié.
Anticiper ces échéances reste la meilleure stratégie : commencer le kata suivant avant la date d’examen évite le mur des 2 ou 3 ans de délai passés à réviser dans l’urgence.
Techniques debout (Nage-waza) à maîtriser pour l’UV2
L’UV2 évalue votre capacité à projeter un partenaire réel, sans complaisance. Le jury attend une démonstration techniquement propre, mais surtout un judo adaptable : sortir d’un seul registre ne suffit pas, il faut prouver que vous maîtrisez votre répertoire debout dans plusieurs familles de projection.
- 3 familles minimum couvrez par exemple Te-waza, Koshi-waza et Ashi-waza pour sécuriser l’évaluation.
- Enchaînements (renraku-waza) attaque-attaque exigée, où la première projection prépare la seconde.
- Contre-prises (kaeshi-waza) exploiter l’attaque du partenaire pour le contrer proprement.
- Contexte semi-libre pas de statique : le partenaire résiste, votre équilibre doit tenir.
- Partenaire réel évalué un judoka souple mais non coopératif, pas un mannequin.
Concrètement, on attend 3 familles différentes minimum sur l’ensemble des techniques présentées. Un candidat qui n’attaque que des projections d’épaule montre vite ses limites : le jury cherche au contraire une variété techniques lisible dès les premières secondes.
Le travail des enchaînements (renraku-waza) se voit à la qualité du déséquilibre. Chaque 50 uchi-komi par séance recommandés pour le kata servent aussi ici : la répétition construit ce relâchement qui rend l’enchaînement crédible plutôt que mécanique.
Les contre-prises (kaeshi-waza) sont souvent sous-estimées par les candidats ceinture marron. En travaillant votre garde, vous apprenez à sentir l’attaque venir et à retourner la force du partenaire un signal fort envoyé au jury.
Enfin, l’UV2 se déroule en contexte semi-libre avec un partenaire réel évalué. Prévoyez 30 minutes minimum d’échauffement le jour J : arriver froid sur ce type d’épreuve coûte cher, car le corps doit répondre instantanément aux sollicitations d’un partenaire qui ne se laisse pas faire.
Techniques au sol (Ne-waza) à maîtriser pour l’UV3
L’UV3 évalue votre capacité à dominer et conclure un combat au sol. Vous n’avez pas besoin d’un répertoire infini : le programme exige un socle précis de techniques, exécutées proprement sur un partenaire qui résiste réellement.
- 3 immobilisations (osae-komi) : minimum imposé, à tenir face à la défense adverse
- 2 étranglements (shime-waza) : application progressive et contrôle final vérifié
- 2 clés de bras (kansetsu-waza) : exécution lente, sans à-coup, signal de soumission clair
- Enchaînement sur partenaire résistant : les contrôles s’articulent en situation semi-libre
- Contrôle des positions finales : stabilité maintenue avant et après le résultat
Choisir des techniques complémentaires
Misez sur des techniques qui se combinent naturellement. Une immobilisation qui ouvre sur un étranglement, elle-même reliée à une clé de bras, montre une logique de domination. L’évaluateur observe cette continuité, pas seulement la réussite de chaque prise isolée.
Pendant la préparation recommandée de 6 mois minimum, travaillez le kata au sol 2 fois par semaine minimum et intégrez vos techniques dans le randori. Un partenaire qui résiste modérément révèle immédiatement les failles d’un placement trop théorique.
