Qu’est-ce que la definition sur le respect : sens, synonymes et valeurs

Le respect est un sentiment de considération envers quelqu’un, manifesté par des actes.

  • Considération envers autrui, reconnaître la valeur d’une personne.
  • Il inclut des marques de civilité, salutations et formules de courtoisie.
  • Le respect de soi est un pilier selon l’ONU.
  • Il implique un comportement tolérant, poli et honnête.
  • Suivre des règles sociales légitimes en fait partie.
  • Ses synonymes sont considération, estime, révérence et piété.

Définition du respect : sens et significations

Sens général du mot respect

Le Larousse définit le respect comme un « sentiment de considération envers quelqu’un ». Cette définition simple cache une réalité plus riche : le respect désigne à la fois un sentiment intérieur et la manière de le manifester. Il s’applique aux personnes, aux règles, aux valeurs, mais aussi à soi-même.

Le respect repose sur plusieurs critères concrets :

  • Considération envers autrui : reconnaître la valeur d’une personne
  • Égards pour l’âge et la position : tenir compte du statut ou de l’expérience
  • Marques de civilité : salutations, politesse, formules de courtoisie
  • Comportement tolérant et poli : accepter les différences sans jugement
  • Respect de soi : se traiter soi-même avec dignité

Respect de soi et pluralité du terme

Le mot respect ne se limite pas à une seule dimension. Le respect de soi est mentionné par l’ONU comme un pilier essentiel : il s’agit de se reconnaître une valeur propre, sans se dévaloriser. Suivre des règles sociales légitimes constitue également un critère du respect, car cela montre qu’on reconnaît un cadre commun.

Au pluriel, les « respects » désignent des marques de civilité, comme présenter ses respects à quelqu’un. Cette pluralité montre que le respect oscille entre un sentiment intérieur (l’estime) et des actes visibles (la politesse). Le terme « comportement tolérant, poli et honnête » résume bien cette double nature.

Enfin, le respect peut être défini comme l’attention portée à ne pas porter atteinte à autrui, à ses droits ou à sa dignité. Cette dimension le rapproche de concepts juridiques et éthiques qui seront abordés plus loin.

Synonymes du respect

definition sur le respect

Le mot respect possède de nombreux synonymes, chacun éclairant une nuance particulière. Le dictionnaire Larousse retient principalement considération, estime, révérence et piété. Ces termes ne sont pas interchangeables : ils traduisent des degrés et des contextes différents.

  • Considération : sentiment favorable fondé sur les qualités d’une personne
  • Estime : appréciation positive de la valeur morale ou professionnelle
  • Révérence : marque de respect profond, souvent liée au sacré ou à l’âge
  • Égards : attentions concrètes témoignées à quelqu’un dans la vie quotidienne
  • Politesse : ensemble des règles de savoir-vivre qui manifestent le respect
  • Irrespect : manque de respect, contraire direct de la considération due
  • Insolence : attitude effrontée qui transgresse ouvertement les convenances
  • Impertinence : parole ou comportement déplacé envers une personne

Les synonymes de considération ou d’égards décrivent un respect positif, orienté vers autrui. À l’inverse, irrespect, insolence et impertinence désignent son absence ou sa violation. Larousse classe d’ailleurs désinvolture et insolence parmi les contraires du respect.

Dans un registre plus accessible, le Dico des Ados associe le respect à la politesse, aux égards et à la non-violence. Cette equivalence montre que le terme dépasse le vocabulaire soutenu pour rejoindre des comportements concrets du quotidien, à l’école comme à la maison.

Respect d’autrui et des personnes

Le respect d’autrui commence par des gestes simples du quotidien : écouter quelqu’un jusqu’au bout, ne pas se moquer, accepter les différences d’opinion, d’origine ou de mode de vie. Traiter chaque personne avec gentillesse et attention suffit souvent à établir une relation saine, sans domination ni mépris.

Ce comportement agit comme un véritable barrage au harcèlement et aux conduites agressives. L’empathie et la confiance en sont les fondements : ils permettent de désamorcer les tensions avant qu’elles ne dégénèrent. Une société où le respect circule réduit nettement les violences verbales et physiques.

Depuis 2014, l’ONG Respect Zone lutte concrètement contre les cyber-violences en sensibilisant le public à ces réflexes. Sur les réseaux sociaux, la liberté d’expression ne dispense jamais de respecter la personne en face. C’est cette limite qui distingue un échange libre d’une attaque.

Étymologie et histoire du mot respect

Le mot respect vient du latin respectus, qui signifie « égard, considération ». Il dérive du verbe respicere, formé du préfixe re (« en arrière ») et de spectare (« regarder »). Littéralement, respecter quelqu’un, c’est porter son regard en arrière, prendre le temps de considérer l’autre avant d’agir.

Période Auteur ou source Apport sur le mot respect
435 av. J.-C. Socrate Rappelle les règles de bienséance
60-130 apr. J.-C. Juvénal Dénonce le manque d’égards
1722-1745 Encyclopédie de Diderot et d’Alembert Définit le respect comme « aveu de supériorité »
1799-1850 Honoré de Balzac Explore le respect social dans ses romans
1844-1900 Friedrich Nietzsche Interroge la valeur morale du respect

Dans l’Antiquité, Socrate inscrit déjà le respect dans le cadre des règles de bienséance transmises à ses disciples. Chez les Romains, le terme respectus désigne l’égard porté à une personne en raison de son rang, de son âge ou de ses mérites. Cette dimension hiérarchique perdurera longtemps.

L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, éditée entre 1722 et 1745, propose une définition marquante : le respect y est présenté comme un « aveu de supériorité ». À cette époque, respecter revient surtout à reconnaître l’autorité de plus haut que soi, qu’elle soit sociale, morale ou religieuse.

C’est avec le philosophe Emmanuel Kant que le sens du mot bascule. Dans la Critique de la raison pratique, il affirme que le respect s’applique aux personnes uniquement, jamais aux choses. Un objet peut inspirer la crainte ou l’admiration, mais seul un être humain mérite le respect. Cette idée fonde la conception moderne du respect comme valeur éthique fondamentale.

La littérature et la culture populaire s’empareront ensuite du mot. La chanson « Respect », enregistrée par Otis Redding sur l’album Otis Blue en 1965, puis reprise par Aretha Franklin en 1967, en fait un cri de revendication devenu universel. En France, Johnny Hallyday publie « Du respect » en 1966, tandis que des œuvres comme Le Respect des morts d’Amadou Koné, publiée en 1980, ou le recueil Minimum respect de Philippe Muray, paru en 2003, montrent la richesse et la vitalité du terme dans la langue française.

L’étymologie éclaire donc le sens actuel : respecter, c’est d’abord regarder l’autre avec attention, reconnaître sa valeur et agir en conséquence.

Respect des règles et des lois

Le respect ne se limite pas aux relations entre personnes : il s’applique aussi aux règles collectives. Le Code civil consacre la primauté de la personne en son article 16, tandis que la dignité humaine a été élevée au rang de principe constitutionnel par la décision du 27 juillet 1994. Le droit à la vie privée, protégé par la loi du 17 juillet 1970, illustre cette même logique : autrui mérite égard, y compris dans son intimité.

Cette exigence dépasse les frontières, puisque la Déclaration universelle de 1948 pose les droits de l’individu comme référence commune. Sur le terrain, le respect des lois encadre aussi l’environnement : la loi de 1960 sur les Parcs nationaux et celle de 1964 sur l’eau traduisent une considération pour les biens communs. Le décret du 21 juillet 2010 sur l’outrage au drapeau tricolore en est une autre illustration.

Côté symboles collectifs, des textes protegent aussi les sensibilités. Le respect des morts a inspiré la pièce d’Amadou Koné publiée en 1980, signe que ce thème touche aux fondements mêmes du vivre-ensemble.

Approche philosophique et éthique du respect

Le respect n’est pas qu’une règle de politesse : c’est une notion philosophique profonde. Kant, dans la Critique de la raison pratique, affirme une idée clé : le respect s’applique aux personnes, jamais aux choses. Un objet peut nous plaire, nous être utile ou avoir de la valeur, mais il ne mérite pas notre respect au sens moral. Seul un être humain, capable de raison et de liberté, peut exiger le respect.

À découvrir aussi

Le respect s’applique aux personnes, jamais aux choses : cette limite morale rejoint le code d’honneur des samouraïs, où le respect et la politesse ne sont pas de simples manières.

Cette distinction change tout. Respecter quelqu’un, ce n’est pas simplement le craindre ou l’admirer : c’est reconnaître sa dignité en tant que personne, indépendamment de son âge, de sa position sociale ou de ses mérites. Rousseau, dans L’Émile, exploite déjà cette idée pour penser l’éducation. Le respect devient alors une valeur éthique fondamentale, un guide pour nos jugements de valeur et nos comportements, distinct des simples obligations juridiques.

L’éthique du respect ne se contente pas d’obéir à la loi : elle invite à considérer l’autre comme une fin en soi, jamais comme un moyen. Cette approche fonde une morale de la reconnaissance, où chaque personne compte pour ce qu’elle est, et non pour ce qu’elle apporte.